Accord sur les mines guinéennes du Simandou : L’ancien ministre Ibrahima Soumah s’exprime…

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Economie

CONAKRY-La Guinée a-t-elle été lésée dans le Projet minier de Simandou ? Suite à la  signature du cadre d’investissement entre la Guinée et ses partenaires dans ledit projet, l’ancien ministre des mines, Ibrahima Soumah, a eu à réagir ! Contrairement à certains activistes de société civile ou encore des partis politiques, qui s’interrogent sur le moment choisi pour cette signature, Dr Soumah, estime que, c’était l’unique occasion à ne pas manquer, a appris Africaguinee.com.

 Interrogé par notre rédaction, l’ex ministre des mines qui dirige un cabinet de consultation dans les domaines miniers, rappelle que Simandou, est le plus grand gisement  de fer et le plus riche jamais exploitée dans le monde. En plus, dit-il, en mettant en valeur ce projet, il y aura un corridor de croissance qui traverse toute la Guinée avec un chemin de fer de 650 kilomètres et la création de milliers d’emplois.

‘’C’es vraiment un mégaprojet minier. Les retombées elles-mêmes sont de l’ordre des milliards de dollars pour la Guinée. C’est aux guinéens de s’approprier de ce projet. Il ne faut plus cette fois-ci louper ce train. Il faut s’embarquer et aller de l’avant’’, déclare l’auteur du livre « l’Avenir de l’Industrie minière en Guinée ».

Interpellé sur certains critiques émises par certains activistes de la  société  civile  et de l’opposition, Dr Ibrahima  Soumah, indique que : ‘’c’est facile de critiquer à distance ce genre d’activité’’. Mais dans une certaine mesure, soutient-il, la Guinée a  le choix de laisser cette montagne qui a fait plusieurs milliards d’années  à dormir, ou bien faire des compromis pour la mettre en valeur.

‘’S’il faut la (Simandou, NDLR) mettre en valeur, il faudrait faire appel à des investisseurs extérieurs, puisque la Guinée n’est pas encore en mesure de pouvoir mettre elle-même en valeur ses propres ressources. Et quand vous appelez quelqu’un qui vient avec ses capitaux, son expertise et son marché, vous êtes obligés, malgré votre nationalisme de baisser la garde et de faire des compromis’’, note l’ancien ministre des mines.

Selon lui, les guinéens doivent comprendre que, c’est parce qu’ils ne sont pas capables, eux-mêmes, de transformer leurs ressources, qu’ils font appellent aux investisseurs extérieurs. Donc, à un moment donné, il faut accepter d’aboutir à un compromis, lancera-t-il.

A l’en croire, c’est quand il était ministres des mines, à l’époque qu’il a signé la  convention du Projet Simandou. En ce temps, le gouvernement misait de démarrer les activités du Projet en 2009. Mais avec les multiples tumultes qu’à traversée la Guinée durant la dernière décennie, cela n’a pas pu être respecté.

‘’Attention, la convention en ce qui concerne ce projet a été  signée en 2002. Je suis bien placé pour le dire, puisque c’est moi qui l’ai signé. A l’époque, notre programme était de démarrer en 2009, mais il y a eu tellement d’évènements en Guinée que ce n’est pas étonnant qu’on trouve cette fois un moment pour avancer’’, précise-t-il ajoutant que : ‘’On souhaite qu’on ne lâche pas la prise cette fois-ci, qu’on aille de l’avant’’, souhaite Dr Ibrahima Soumah.

En début de semaine, le gouvernement guinéen et ses partenaires Rio Tinto, Chinalco, la Société Financière Internationale (SFI) ont signé le cadre d’investissement pour les blocs 3 et 4 de Simandou. Ce projet dont le coût est estimé à 20 milliards de dollars Us, est le plus grand projet intégré de minerai de fer et d’infrastructures jamais réalisé en Afrique.

Les partenaires comprennent, la République de Guinée qui pourra avoir une part de 35% dans une période de 20ans, Rio Tinto (46, 57%), Aluminium Corporation Of China, « Chinalco » (41 ;3%) et la société fiancière Internationale (4,625%).

Le projet comprend trois composantes : une mine   de fer à haute teneure d’une capacité de production annuelle de 100 millions de tonnes à pleine production, un nouveau chemin de fer de 650 kilomètres, qui acheminera le minerai jusqu’à la côte guinéenne, un nouveau port en eau profonde

 Selon, le ministre des  mines, ce projet va générer plus 40.000 emplois dans le pays. Les infrastructures polyvalentes qui seront construites (le chemin de fer, le port etc) seront rétrocédées gratuitement à la Guinée au terme d’une période d’exploitation de 30 ans.

 

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tel: (00224) 655 31 11 12

Créé le Vendredi 30 mai 2014 à 21:15

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