A 40 ans, les hommes ont plus de risques que les femmes d’être gros

 

Le cap des 40 ans se traduit généralement par une prise de poids chez ces messieurs. Contrairement aux femmes dans la même situation, les hommes ne semblent pas pressés de s’en débarrasser,  relève un sondage britannique.
 
Les hommes ont tendance à grossir au début de la quarantaine. Deux tiers des hommes britanniques deviennent obèses ou en surpoids passé 40 ans. Chez les femmes, le phénomène est moins important, même s’il concerne tout de même une femme sur deux. Ces chiffres alarmants sont dévoilés par des chercheurs britanniques, qui ont conduit une enquête auprès de 10 000 Britanniques hommes et femmes, nés tous la même semaine de l’année 1970. 
 
Les Britanniques nés en 1970 étaient beaucoup plus gros vers 40 ans que ceux nés 12 ans plus tôt au même âge, selon les chercheurs.
Dans le détail, les hommes étaient plus touchés par des problèmes de poids que les femmes. On a recensé 45 % d’hommes en surpoids et 25 % d’obèses, alors que chez les femmes, 29 % étaient en surpoids et 20% obèses. 
 
 Des hommes sensibilisés mais pas prompts à réagir
 
Paradoxalement, cette surreprésentation masculine n’a pas semblé inquiéter outre mesure la gent masculine enrobée. Ils étaient moins nombreux à reconnaître (ou assumer ?) leur corpulence et encore moins à vouloir la prendre en charge.
 
manque de prise de conscience signifie, de l’avis des chercheurs, que l’embonpoint masculin est plus "socialement accepté" que l’embonpoint féminin. Conséquence, les hommes sont moins enclins que les femmes à considérer leur poids comme un problème pour leur santé, quand il en constitue un. 
 
“Le surpoids des hommes s’est tellement banalisé qu’ils ne se rendent pas compte qu’il représente un risque pour leur propre santé”, explique le Dr Alice Sullivan, de l’Institut de l’éducation à l’Université de Londres. "Et ils ont donc moins de chances d’être sensibles à nos messages de prévention". Les hommes n’ignorent pas que le surpoids et l’obésité surexposent aux maladies cardiovasculaires et que l’activité physique et l’alimentation permettent de baisser le risque. Mais de là à se sentir visés, c’est une autre histoire.
 
 Topsante.com
Créé le Dimanche 10 novembre 2013 à 12:24