Législatives en Guinée : l’avis d’un observateur

CONAKRY- La situation politique que traverse la Guinée ne laisse pas indifférent les acteurs à tous les niveaux. En cette période cruciale où les guinéens attendent les résultats du scrutin législatif du 28 septembre dernier, c'est le président de l'observatoire national de la démocratie et de droits de l'Homme (ONDH) qui affiché une certaine ''crainte'' dans une crise postélectorale, a appris Africaguinee.com.

Dr Mamadou Aliou Barry, dit avoir une crainte que la commission électorale nationale indépendante (CENI), «  par mauvaise organisation  ou par amateurisme donne des résultats qui seront contraire à l'expression populaire ». Pour le juriste et spécialiste des questions de défense et de sécurité en Afrique, si la CENI sort des résultats qui sont contraires aux résultats détenus par les différents acteurs politiques, « je pense que cela sera un facteur déclencheur d'une crise. Ce qu'il faut souligner, c'est  que les nombreuses crises postélectorales en Afrique sont du fait de la non véracité du processus électoral », a-t-il fait remarquer.

Pour éviter une crise postélectorale, Dr Barry exhorte à la CENI à ''respecter la vérité des urnes''. Pour lui, il faut que les résultats qui seront annoncés soient l'expression du vote populaire.

Parlant du retard accusé par la CENI pour la proclamation des résultats provisoires, notamment dans la circonscription de Matoto, le défenseur de droits de l'Homme pense que, contrairement à beaucoup de guinéens, le retard qui est accusé à Matoto « est à la fois un bon signe pour la transparence, parce que les acteurs ne veulent plus se laisser faire, que ça soit la mouvance ou l'opposition ». Car ajoute-t-il, cette fois ci, des instruments ont été mis pour empêcher au moins des nombreuses fraudes afin de permettre une certaine transparence.

De l'autre côté, fera-t-il remarquer, à l'évidence, « après les élections présidentielles et aujourd'hui les législatives, les deux processus ont montré un certain amateurisme de la CENI qui est du d'ailleurs par sa composition. Je pense que ce processus a montré encore une fois, qu'il serait urgent pour les élections à venir, en 2014 et 2015, de réfléchir à la mise en place d'une vraie commission technique capable de gérer ce processus. Aujourd'hui, tous les problèmes qui sont nés de ce processus, sont du fait de la CENI qui a fait encore preuve de son amateurisme », dénonce Dr Aliou Barry.

Il faut rappeler que les résultats globaux provisoires du côté de la CENI sont attendus ce vendredi.

  Aliou BM Diallo

Pour Africaguinee.com

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Créé le Vendredi 18 octobre 2013 à 23:44