Journée internationale de la fille : ‘’65 millions’’ parmi elles ne sont pas à l’école (rapport)

CONAKRY- En prélude à la célébration de la deuxième Journée internationale de la fille et au lancement du rapport 2013 sur la situation des filles dans le monde, prévue le 11 octobre, l’ONG Plan International-Guinée, a initié ce vendredi, une rencontre d’échange avec la presse locale, a assisté sur place Africaguinee.com.

Selon Samory Condé, responsable communication à Plan Guinée, le 11 octobre a été dédiée par les Nations Unies comme journée internationale de la fille.

Dans ce rapport de la situation des filles dans le monde 2013, intitulé « être adolescente en situation d’urgence : une double peine », il est indiqué que 65 millions de filles dans le monde ne vont pas l’école. Ceci, à cause des réalités quotidiennes, telles que ‘’la pauvreté, la discrimination et la violence’’.

« C’est non seulement injuste, mais c’est aussi un énorme gaspillage de potentiel, avec des conséquences graves », déplore le rapport.

En plus, lors de la journée internationale de la fille, les organisateurs comptent interpeller les dirigeants sur trois points « clés ».

Puis que le rapport fustige le fait que les «gouvernements et les acteurs humanitaires négligent fortement les filles adolescentes. Et puis, les adolescentes ont des besoins particuliers en matière de protection, de santé, d’éducation et de participation qui ne sont pas pris en compte, ou mêmes reconnus, dans des situations d’urgence. Et en fin, là où les filles sont déjà soumises au mariage précoce, à la violence sexiste, sont retirées de l’école et confinées aux tâches domestiques, la survenue d’une catastrophe rend leur situation encore plus difficile », peut-on constater dans  le document.

Dans ce cas, les études soulignent que les situations de catastrophes ne sont jamais considérées « hors contexte ». « Ce qui arrive à une adolescente dans ces moments-là est indirectement lié aux attitudes générales envers les femmes et les filles et au contexte politique, économique, social et culturel dans lequel elles évoluent ».

Jacques  Tounkara directeur des subventions à Plan Guinée, a affirmé la campagne « [B]parce que je suis une fille[/B] » (BIAAG) ‘’est une campagne de Plan en faveur de l’importance pour les filles de briser le cycle intergénérationnel de la pauvreté. (…) « Parce que je suis une fille » (BIAAG) rassemble les filles, les garçons,  les communautés et les décideurs pour éliminer les obstacles causées par la pauvreté », a-t-il expliqué.

Pour évaluer la situation des filles dans le monde, depuis 2007, Plan établit plusieurs rapports, dont l’état des lieux en 2007, ‘’les filles à l’ombre de la guerre’’ en 2008, ‘’les filles dans l’économie mondiale’’ en 2009, ‘’filles et milieux urbains, risques et opportunités’’ en 2010, ‘’et les garçons dans tout ça ?’’ en 2011, ‘’apprendre pour la vie’’ en 2012 et enfin en 2013 ‘’ être adolescente en situation d’urgence : une double peine’’.

Faut-il préciser que la campagne « Parce que je suis une fille » a pour ambition de ‘’soutenir quatre millions de filles pour qu’elles aient accès à l’éducation’’.

  Aliou BM Diallo
   Pour Africaguinee.com
   (+224) 664 93 46 24

 

 

Créé le Mardi 08 octobre 2013 à 10:36