Gouvernance : Rougui Barry déplore le “non accompagnement du gouvernement“…

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CONAKRY- Trois ans après sa nomination comme ministre déléguée aux guinéens de l’étranger, madame Kaba Rougui Barry étale que son département reste toujours confronté à des difficultés pour la mise en œuvre de son plan d’actions.
 
« La dernière fois que j’ai eu à intervenir en conseil des ministres, c’était en février 2013 », a tenu à préciser madame le ministre. Pourtant explique Rougui Barry, le département a des objectifs essentiels visant notamment à renforcer la confiance entre les guinéens d’origine et ceux de la diaspora d’un côté, et de l’autre, chercher à les identifier pour avoir des bases de données sur les cadres guinéens à l’étranger, pour dit-elle, les recommander au niveau des institutions internationales, et en Guinée, comme conseillers.
 
« Chaque mois j’ai une demande d’autorisation pour intervenir, mais je ne suis pas programmée. Il faudrait qu’on soit programmé en conseil interministériel.  Si c’est adopté par lesdits ministres, le dossier arrive chez le président en conseil des ministres, jeudi. Lui à son tour, demande si c’est validé en conseil interministériel, et après, on en discute.  Si on n’est pas programmé en conseil interministériel, tout ce qu’on dira dans les divers reste suspendu comme ça », regrette madame Kaba. 
 
Au mois de février prochain fini le troisième recensement général de la population. Pour passer à la mise en œuvre de cette opération, le département des guinéens de la diaspora déplore le « non accompagnement du gouvernement » à ce projet ‘’ambitieux’’. 
 
« Nous avons acquis le logiciel, nous avons procédé à la formation des agents recenseurs qui doivent former le personnel des missions diplomatiques. Les institutions nous ont fait part de leur disponibilité à nous accompagner, mais elles nous demandent de leur donner une copie de l’acte qui nous donne l’autorisation à le faire. Mais on ne l’a pas. Si on n’a pas l’acte, on ne peut rien faire. En tout cas, on s’est limité dans la pratique en dehors du pays. Je ne sais pas pourquoi, mais, il faut savoir que notre priorité n’est pas forcément la priorité du gouvernement », a fait remarquer madame Kaba.
 
Toutefois rappelle-t-elle, « il faudrait une forte compréhension pour que l’on sache que la diaspora guinéenne est une autre partie du peuple de Guinée qui doit apporter un plus dans le développement socio-économique du pays. Mais si on ne crée pas la confiance entre eux et nous, on ne peut rien faire ».
 
Le directeur national des statistiques et de la prospective de renchérir : « Jusqu’à présent le ministre n’a pas reçu l’argent pour faire le travail. Il y a certaines institutions qui se sont portées candidattes pour aider la Guinée à faire le recensement des guinéens de la diaspora, mais le gouvernement ne connait pas combien nous allons avoir. Il faut qu’il débourse l’argent pour cette opération », martèle Moussa Sidibé.
 
Car, en procédant à ce recensement conclut-il, ça va permettre à la diaspora de participer à tous les domaines politiques et au développement de la Guinée.
 
  Aliou BM Diallo
   Pour Africaguinee.com
   (+224) 664 93 46 24
    
 
Créé le Mardi 24 décembre 2013 à 11:47

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